Les Abymes, Apremont, Pierre-Grosse, Myans, des noms évocateurs.
Le Granier, tout le monde connait cette montagne, ou tout au moins tous les Chambériens et les habitants du Grésivaudan.

En 1248, une catastrophe y eu lieu et laissa des traces encore visibles actuellement.

C’est donc dans une nuit de novembre 1248, qu’un éboulement se produit au niveau du Granier.

Un pan entier se détache de la paroi.

Touchant la base de la paroi, cela déclenche un gigantesque glissement de terrain car celui-ci était gorgé d’eau du fait des importantes précipitations qui duraient depuis plusieurs jours.

La légende raconte que le glissement de terrain se serait arrêté juste au niveau de la vierge dorée de Notre-Dame-de-Myans.

Le glissement s’est donc étendu sur plus de 8 kms.

De nombreux blocs rocheux de plusieurs mètres de hauteurs sont encore visibles dans la plaine à plusieurs kilomètres de la base du Granier.
Et pourtant ce sont des restes de la falaise qui s’est effondrée, montrant la puissance et le gigantisme de ce glissement de terrain.

Aujourd’hui, cette falaise est très surveillée, afin d’être prévenu d’un éventuel nouvel éboulement.

Cette surveillance s’effectue en partie directement dans les entrailles du Granier, où l’on trouve l’un des réseaux de galeries le plus développés  en France, sur près de 55 kms connus et répertoriés.

De nombreux capteurs ont été positionnés pour mesurer l’éventuel écartement des failles.

Sur ces terres ravagées par le glissement de terrain, la vie a repris depuis longtemps et désormais, on trouve par exemple de nombreux vignobles.

Cette montagne peut éventuellement s’escalader pour en atteindre le sommet, mais la médiocre qualité de la base en interdit l’accès.
Seule la partie haute peut être grimpée.

Mais il est aussi faisable d’atteindre le sommet par un sentier de randonnée (avec cependant quelques passages aériens et sécurisés par des barreaux et main-courantes) partant au niveau du col du Granier, porte d’entrée du massif de la Chartreuse.

Au col du Granier, il est aussi possible de visiter le musée des Ours, car le 13 novembre 1988, dans une grotte, la Balme-à-Collomb, des ossements d’ours des cavernes sont découverts.
Cette grotte aurait servi d’abris pendant 21 000 ans, entre -45 000 et -24 000 ans.

 

Plus d’infos concernant l’émission du 29/10/2011 sur le site de France 3

Voir l’émission du 29/10/2011 directement sur le site de France 3

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Une réponse à to “Chartreuse, la catastrophe du Granier”

  • Brossier says:

    Bojour,

    D’après de nombreux commentaires « de savoyards » l’émission du 29/10/2010 « Chartreuse, la catastrophe du Graniernier », était super.
    Malheureusement impossible de la retrouver en replay.

    Existe-t-il un lien pour revoir ce programme ?

    Joyeux Noël et Bonne fin d’année

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